On dit toujours que la nature est bien faite. C’est parce que c’est vrai. Elle a des solutions pour presque tout! Disons qu’une population est en carence d’une ressource, les individus s’adapteront. Mais que se passe-t-il si cette ressource que sont des mâles? Est-ce qu’une femelle peut se reproduire sans monsieur? #wecandoit


Un dragon Komodo (ᵔᴥᵔ)


C’est ce qu’est la parthénogenèse: un mode de reproduction où un embryon se développe à partir d’un oeuf qui n’a pas été fécondé par un mâle. Il y a donc création d’un individu sans apport génétique mâle. Ce nouvel individu ne sera pas un clone exacte de sa mère (non, pas un clone de Star Wars, un clone génétique), mais le génome reste le même de génération en génération. Dans des populations où il y a une forte reproduction par parthénogenèse, il n’y a pas vraiment de brassage génétique*. On pourrait même dire que c’est comme un « cul-de-sac génétique ». ಠ~ಠ C’est pourquoi, en général, on observe une alternance entre les reproduction asexuées et les reproductions sexuées dans ces populations. Ça permet d’intégrer des nouvelles informations dans le génome, ce qui au final, donne des individus plus résistants et plus facilement adaptés à leur environnement. 

Mais pourquoi une femelle utiliserait une méthode de reproduction qui ne favorise pas le bagage génétique de sa descendance? Bonne question. Certaines espèces n’ont qu’un seul genre, comme c’est le cas des lézards à queue en fouet, qui ne sont que des femelles (on t’en parlait ici). S’il y a les deux genres, les mâles peuvent être volontairement en nombre restreint, comme c’est le cas chez les fourmis. Sinon, la parthénogenèse peut devenir utile lorsqu’une femelle est isolée où lorsqu’une population subit une pénurie de mâles. Comme la parthénogenèse peut résulter en des mâles ou des femelles, ça peut même venir rétablir la situation. 


Qui fait ça? 

La parthénogenèse se rencontre le plus souvent chez les végétaux. Quelques invertébrés comme les vers et un bon nombre d’insectes y ont aussi recours. La parthénogenèse est aussi connu chez toutes les espèces d’hyménoptères, dont les abeilles, les guêpes et les fourmis. Les femelles ont, dans certains cas, le choix de fertiliser ou non les oeufs pour ajuster le sex-ratio de leur colonie. Pratique. Toutefois, chez les vertébrés, c’est pas mal plus rare. Quelques poissons (comme les requins), des amphibiens et des reptiles (des lézards, des serpents et même le dragon de Komodo) sont connus comme parthénogénétiques. 

La nature, vraiment, ne cesse de nous étonner. 



* On ne va pas s’attarder sur les mécaniques génétiques de la parthénogenèse. Vraiment, qui a envie de lire un billet sur les gamètes, les chromosomes et la méiose? Personne. 




Source image : Pixabay

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