Octobre, c’est le mois de l’Halloween! On a donc choisi comme vedette ce mois-ci le mammifère, avec son p’tit masque de voleur, le mieux déguisé de tout le Québec: le raton laveur! 

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(Ne jamais nourrir un raton laveur. JAMAIS.)


En plus de son masque bordé de blanc, on peut facilement repérer les ratons laveurs avec leur queue à anneaux (on parle de 5 à 10 anneaux). Une autre caractéristique de ce procyonidé et probablement celle qui fait son charme, ce sont ses pattes. Ses petits mains à 5 doigts (un peu comme les nôtres) sont super agiles. Les ratons sont reconnus pour leur dextérité: ils peuvent manipuler des tous petits objets facilement et ils sont capable d’ouvrir des couvercles. Ça l’air de rien mais, la patte d’un chien pourrait pas en faire autant. 


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Généraliste et simplicité volontaire

On retrouve ces p’tits drôles dans une variété d’habitats, autant forestier qu’agricole et bien entendu, en ville. Ils ont une capacité d’adaptation qui sort de l’ordinaire. Disons que ça ne leur prend pas grand chose pour être heureux et qu’ils se contentent de peu: de la nourriture, de l’eau et une cachette. #simplicitévolontaire #lessismore Comme on les retrouve un peu partout, leur territoire, leur habitude de vie, leur cycle biologique et leur alimentation varient aussi grandement. 

En milieu naturel, leur territoire est relativement grand, entre 1 et 4 km2, tandis qu’en ville, où la densité est beaucoup plus grande, on parle d’un territoire de 0,1 km2. Une bonne différence. En milieu forestier, ils sont actifs de jour et de nuit. En milieu urbain, pour éviter les rencontres avec les humains, ils sont davantage nocturnes

C’est un omnivore. Fruits, noix, oeufs, vidanges, il mange de tout, mais il a un penchant pour les invertébrés de l’eau. D’ailleurs, c’est de là que lui vient son nom. On dit « laveur » parce qu’on croyait qu’il lavait sa nourriture avant de la manger. C’est plutôt son goût pour les écrevisses, les tortues et les grenouilles et donc, sa tendance à chasser sur le bord de l’eau qui nous donnait cette impression. On aurait peut-être dû l’appeler le « raton pêcheur ». (-‸ლ)


La grosse saison

En ce moment, sans que tu le saches, les ratons sont ben occupés. En automne, ils sont concentrés à manger tout leur soûl. Comme leur stratégie d’hiver est le sommeil hivernal, ils doivent accumuler de la graisse en masse (même jusque sur l’os de leur queue!). En prévision de la saison froide, ils redoublent d’ardeur pour trouver de la nourriture et tous les moyens sont bon. Ils chassent, ils grignotent, ils font les poubelles, ils grattent les pelouses pour manger les grosses larves de hannetons, ils attrapent des gros insectes, comme les mantes religieuses. Les femelles, qui sont encore accompagnées par leurs petits (entre 3 et 7, généralement), travaillent fort pour leur apprendre les rudiments du bourrage de fraise. La couche de graisse qu’ils peuvent accumuler peut représenter jusqu’à la moitié de leur poids total. C’est beaucoup. 



Les ratons et la ville

C’est bien connu, les ratons sont les fiers représentants de la faune urbaine. Tout le monde a une histoire de raton sous sa galerie, dans sa poubelle, sur son balcon ou encore dans son garage. Malheureusement, ils sont tristement connus pour être porteur de maladies* et être des animaux sales (ironiquement). En plus, comme ils ont l’habitude de rôder près des habitations, les gens les considèrent souvent comme nuisibles parce qu’ils détruisent le gazon, renversent les poubelles, grimpent dans les mangeoires, brisent les gouttières, et mangent tout le fruit de tes efforts dans ton jardin. C’est vrai. On peut quand même pas leur en vouloir pour être débrouillards et trouver des ressources là où il y en a très peu. Ça démontre en fait son savoir faire et son intelligence, mais surtout sa capacité d’adaptation. C’est cette faculté qui en font un des animaux les plus prolifiques et dont les populations sont les plus stables au pays. Donc, vaut mieux s’y faire, parce que c’est pas demain la veille qu’on ne verra plus ses p’tits comiques masqués!



* Un mot sur la rage. C’est autour de l’an 2000 qu’on a observé les premiers cas de rage du raton laveur au Canada et en 2006 au Québec (en Montérégie). La rage est une maladie transmise par la salive, (par un morsure, par exemple) et nous pouvons la contracter. Comme plusieurs mammifères, le raton laveur est aussi vulnérable à la rage et peut être un vecteur. Actuellement la rage du raton est éradiquée au Québec depuis 2010. Toutefois, des cas présents dans le nord des États-Unis font en sorte que notre gouvernement continue de faire des actions préventives pour éviter que la maladie ne traverse la frontière. Les animaux visées par ces actions sont les ratons, les mouffettes et les renards roux. En tout temps, il est fortement déconseillé de nourrir ou toucher un raton laveur. On dirait même plus, approche-toi pas, c’est un animal sauvage, il est donc imprévisible, il a besoin de sa bulle, lui aussi. Pour en savoir plus sur la rage du raton laveur, c’est ici.




Source image : Pixabay

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