Participer à la science

Quand j’ai décidé d’étudier en science, je voulais participer à quelque chose plus grand que moi. Ce que je ne savais pas dans ce temps-là, c’est que j’ai choisi le chemin le plus compliqué (et le plus long…) pour participer. La science citoyenne est un mouvement qui a pour but de faire participer les “non-scientifiques” à la science. Comment? C’est sûr qu’on demande pas à Monsieur Tout-le-monde de faire une dissection, ni à Madame N’importe-qui de comprendre la physique des trous noirs. Non. Mais dans les sciences de la nature, on demande aux citoyens de donner un coup de main pour la collecte d’informations, mais aussi pour apporter des connaissances, des observations et même des outils en recherche. Faire participer tout le monde, ça permet de couvrir des territoires plus grands, sur des périodes de temps plus longues ou même en continu et ce, avec un budget minimum. C’est non-négligeable.  

Un exemple bien connu, Projet FeederWatch, est une grande banque de donnée en ligne sur l’observation des oiseaux. Comment ça marche? T’es dans ton salon et tu vois dans ta mangeoire un sizerin flammé. Tu prends ta tablette et tu entres ton observation sur la plateforme en ligne et boom, SCIENCE! Des chercheurs peuvent ensuite utiliser les données pour l’étude des populations d’oiseaux. On peut faire la même chose avec les chauves-souris et les amphibiens et reptiles.

Sizerin flammé

Évidemment, il existe des limites à l’implication citoyenne dans la science, tout le monde peut quand même pas s’improviser chercheurs… Seulement des sujets simples, pouvant être couverts par des néophytes peuvent être étudiés de cette manière. Les erreurs d’identification, par exemple, pourraient causer des résultats biaisés dans les recherches.

Malgré tout, la science citoyenne, en plus d’ouvrir le monde scientifique au grand public, ça permet une meilleure compréhension du travail des chercheurs, mais aussi ça crée un dialogue entre scientifiques et citoyens. Et entre toi et moi, c’est quand même satisfaisant de participer à des mouvements plus grands que nous.  


Alors, si t’as le goût de mettre la main à la pâte au nom de la science avec un grand «S», au Québec, il existe aussi plusieurs programmes de science citoyenne. On peut entre autre signaler les espèces envahissantes, dénombrer les monarques et même tous les papillons, les requins aussi et d’autres affaires qui peuvent t’intéresser. C’est parti pour la science citoyenne!

Tigré du Canada

 

 

Source images : Pixabay, annefpreaux.com