On t’en parlait ici, les aires protégées sont bien présentes au Canada et au Québec. La liste est longue et les appellations sont nombreuses. On a donc choisi de faire ressortir quelques types de zones protégées fédérales et provinciales pour te donner un aperçu du travail qui est fait. En plus, c’est l’fun parce qu’on peut en visiter plusieurs!


Les parcs nationaux du Québec et du Canada

Cap Bon-Ami, au Parc Forillon

Ils ont pour objectif d’assurer la conservation, la protection et la mise en valeur de territoires représentatifs des régions naturelles du Québec et du pays, ou des sites naturels à caractère exceptionnel, qui se démarquent par leur diversité biologique. Le tout doit être accessible au public à des fins d’éducation et de loisir. Ces parcs sont gérés par la Sépaq (au Québec sous la responsabilité du Ministère des Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP)), comme le Parc national du Bic, et par Parcs Canada, comme le Parc national Forillon.


Les aires marines nationales de conservation

Ces zones sont gérées par Parc Canada et ont le même objectif que les parcs nationaux. Par contre, celles-ci considèrent à la fois le fond marin et la colonne d’eau et du même coup, les espèces qui y habitent. On en trouve 4 au Canada, dont le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent au Québec.


Les refuges d’oiseaux migrateurs et les réserves nationales de faune

Le refuge faunique de Pointe-de-l’Est aux Îles-de-la-Madeleine

Les Îles de la Madeleine et le Cap Tourmente font partie de ces sites de conservation, gérés par le Service canadien de la Faune, où la chasse est réglementée ou simplement interdite. Leur but est de protéger des milieux essentiels au maintien de la biodiversité. Les refuges d’oiseaux migrateurs permettent de protéger les habitats des oiseaux qui migrent afin de s’assurer qu’ils ont des endroits sains lorsqu’ils reviennent.


Les réserves écologiques

L’objectif de ces territoires est de conserver le milieux à l’état naturel. Tous les sites choisis présentent des caractéristiques écologiques distinctives : une île, un marécage, une tourbière, une forêt, un bassin hydrographique, etc. Sous la responsabilité du Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, ces sites, comme le Boisé-des-Muir, dans le sud-ouest du Québec, sont peu accessibles puisqu’on veut une protection intégrale du milieu. Ces milieux sont généralement protégés en raison des espèces floristiques qui s’y trouvent parfois rares, parfois menacées.


Les refuges fauniques

Préserver l’intégrité d’un habitat d’importance, reconnu pour sa densité et sa diversité faunique ou le support qu’il représente pour une espèce rare, c’est l’objectif des refuges. Par exemple, le refuge faunique de Deux-Montagnes, situé dans la municipalité du même nom, est un site exceptionnel pour la couleuvre brune, susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable. Il en existe 9 au Québec, gérés par le MFFP.


Les réserves fauniques

Le lac Jean-Peré de la Réserve faunique La Vérendrye

Contrairement aux refuges, ces territoires sont vouées à la conservation, à la mise en valeur, mais aussi à l’utilisation du milieu naturel et à la pratique d’activités récréatives. Notre réseau de 13 réserves est sous la responsabilité de la Sépaq. Dans certaines réserves fauniques, la chasse, la pêche et même l’exploitation forestière sont permises, mais contingentées. Tu connais probablement celle de La Vérendrye ou celle de Papineau-Labelle


Les habitats fauniques

Au Québec, il y a des milliers de ces aires protégés de petites superficies telles que des vasières, des îles ou des falaises. Elles ont pour but de protéger des habitats considérés essentiels à certaines espèces, comme des sites de nidifications (des héronnières, par exemple) et à régir les activités susceptibles de modifier ces habitats et les espèces qui s’y trouvent.


On pourrait ajouter à la liste les réserves nationales de faune, les réserves naturelles, les paysages humanisés, les refuges biologiques, les milieux naturels de conservation volontaire et les écosystèmes forestiers exceptionnels. Il existe aussi une panoplie de zones, comme les réserves de biodiversité, les pourvoiries, les zones d’exploitation contrôlée (ZEC), qui ont pour objectif de favoriser le maintien de la biodiversité tout en autorisant l’exploitation du milieu, la chasse, la pêche et la construction de chalets. On cherche ici un équilibre entre l’utilisation et la productivité naturelle du milieu. Et finalement, on ajoute à tout ça les parcs régionaux et municipaux qui sont sous la juridiction des villes, comme les parcs-nature de Montréal et où l’on met de l’avant la conservation, l’éducation et l’accès à la nature. Comme t’as pu le remarquer, la plupart de ces milieux sont accessibles. Alors, attrape tes bottes et ta gourde, c’est l’heure d’aller les visiter!




Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

Sources images : Gérald Tapp, Wiki, Wiki,

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