On se penche ce moi-ci sur un conifère low profil du sous-bois québécois, et quand on dit « on se penche », on ne niaise pas puisque que cet arbuste fait rarement plus de 2 m de haut. L’If du Canada, aussi appelé buis de sapin est un petit arbre qui sort de l’ordinaire. 



D’abord, contrairement à la majorité de ses confrères à aiguilles, il a une forme aplati et pousse en grande colonie. On dit qu’il n’a pas de tronc véritable et que ses branches se développent au sol recourbées vers le haut. Ses aiguilles peuvent être comparées à celle du sapin baumier, elles sont aplaties, mais elles se terminent en pointe (plutôt qu’arrondies, comme celles du sapin). 

C’est le fruit de l’if qui a fait sa renommée. Aucune cocotte ne voit le jour sur cet arbuste à aiguille. Non. L’if produit un fruit charnu rouge vif qui contient la graine. On appelle ça une arille et, bien qu’elle soit toxique, celle de notre vedette du mois possède plein de vertus intéressantes, entre autre pour la lutte contre le cancer.



Le buis de sapin est une espèce commune dans l’est du Canada. On le retrouve dans les forêts de feuillus ou mixtes, bien installé dans les sous-bois ombragés et humides. L’if ne dit jamais non à des berges de rivières ou des vallées fluviales ou les alentours de mares temporaires, comme il y en a dans les Bois francs du Bois-de-Liesse

Dans ces milieux, l’if du Canada fait face à quelques défis. D’abord, il n’est pas à l’abri des brouteurs (comme les cerfs de Virginie et les orignaux), même qu’il est à la bonne hauteur pour être dévoré! On ajoute à ça l’aménagement des forêts, les coupes et les incendies forestiers. Et en plus, c’est un arbuste à croissance lente. Trèèèsss lente (un peu comme le trille). Qu’est-ce qu’on a quand une plante pousse lentement et est face à plusieurs freins naturels et non-naturels : une diminution de population! Le gouvernement du Québec en a donc réglementé la récolte pour le protéger et éviter sa disparition. 


Pour l’instant, c’est encore commun de voir une colonie d’if ici et là, cachée sous les grands arbres. Un gros merci aux oiseaux forestiers qui raffolent de ses fruits et qui font la dispersion de ses graines, via leur système digestif! Comme quoi, il y a du bon, même dans les crottes d’oiseaux! 




Sources images : Wiki, Piqsels

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