On ne croise pas un ours tous les jours, et surtout pas à Montréal. Dans le monde, il y en a à lunettes, à collier, des paresseux, des pandas et de différentes couleurs. Y’a des fanatiques de viandes, mais aussi des herbivores. On les trouve presque à toutes les latitudes et longitudes du globe. Ici, au Canada, pays nordique, on soutient fièrement (oui, oui) trois espèces d’ours, et non les moindres. 


L’ours noir 

Le pelage de l’ours noir (contrairement à son nom) varie du beige au noir, en passant par toutes les teintes de brun. Il existe aussi le mystique Spirit bear, qui appartient à cette espèce et qui a le pelage blanc, on en reparlera. C’est le plus petits des ours américains : un adulte bien en santé fera environ 1,4 m de long. 

On reconnaît assez facile ses oreilles plus longues que rondes, et son profil avec son roman-nose formé par son museau droit. On le qualifie d’omnivore, et son alimentation change selon les saisons : racines, herbes, petits fruits, insectes (abeilles, larves de toutes sortes). En hiver, ils entrent en sommeil hivernal pendant lequel les petits naissent. On t’en parle ici. Ce n’est pas un chasseur aguerri puisqu’on le voit rarement s’engager dans une prédation active, mais, à ses heures, il pourrait tenter sa chance sur des cerfs pour une bonne fringale. On le retrouve pratiquement partout au Canada, mais uniquement au sud du pays. 


L’ours grizzly

C’est l’apparence en bataille et l’air plutôt gloomy (grizzled) de cet ours brun clair qui lui a valu son nom. Le grizzly, ou l’ours brun, est beaucoup plus robuste que ses confrères ursidés canadiens, mais il n’est pas le plus gros (quoique que 2 m de longueur moyenne c’est remarquable). 

Quand on voit sa silhouette, avec la bosse après le cou, on ne peut pas se tromper. C’est leurs muscles des épaules très développés pour creuser et retourner les roches qui forment cette bosse caractéristique. Il a de petites oreilles (si on compare avec l’ours noir) et des méga griffes de 5 à 10 cm. C’est aussi un omnivore, mais le grizzly est quant à lui un excellent chasseur et un excellent pêcheur. Caribou, cerf, bison même, saumon, truite, bivalves en tout genre. C’est un opportuniste (comme la corneille), il ne dira donc pas non à des graines de pins, des larves bien juteuses et des petits fruits. On le retrouve dans les rocheuses, donc principalement en Colombie-Britannique, en Alberta, au Yukon et dans les Territoires du Nord-ouest. 

L’ours Kodiak, qu’on retrouve sur la côte du Pacifique, est plus gros que le grizzly standard. Même si certains chercheurs pensent qu’ils seraient deux espèces distinctes, ils font à ce jour, toujours partie de la même espèce : Ursus arctos.


L’ours polaire

On sait qu’il est blanc (mais pas entièrement, on t’en parle ici), ce qui leur donne un avantage 100% camouflage dans leur habitat. C’est le plus gros prédateur terrestre et du même coup, le plus gros des nounours canadiens. Il fait entre 2,4 et 3 m de long, rien de moins. 

Son corps allongé, son long museau, ses petites oreilles rondes et ses pattes très larges lui donnent son apparence caractéristique. Mais sa couleur reste unique chez les ursidés et la meilleure caractéristique pour l’identifier. 

C’est le plus carnivore de nos ours, puisqu’il se nourrit principalement de phoques. Ça ne l’empêche pas de rester flexible selon les disponibilités des ressources, parce que le territoire qu’ils occupent, le nord canadien, est un habitat qui ne pardonne pas si on est trop difficile! #flexitarien




Sources images : Neal Herbert, Kevyn Jalone, Alan Wilson

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