Pour nous, une mauvaise herbe, ce n’est pas un pissenlit au milieu du gazon parfait de ton voisin.

D’abord, le terme « mauvaise herbe » date d’il y a bien longtemps (probablement aussi longtemps qu’on a fait pousser des plantes). C’est le nom qu’on donnait aux plantes qui ne donnaient pas de parties comestibles; elles étaient mauvaises. On a ensuite, associé le terme aux végétaux qui germaient entre les rangs des cultures dans les champs : les plantes qui n’avaient pas été plantées intentionnellement. Aujourd’hui, on associe ça avec les foins pêle-mêle qui poussent au pied d’une clôture, ou les fleurs jaunes qu’on voit sur le bord des routes, ou « les mautadines de plantes qui ne veulent pas mourir ».  


Verge d’or, qui ne veut pas mourir ♬


Mais ces fleurs jaunes, comme la verge d’or, le tussilage et les pissenlits, les impossible à tuer comme l’asclépiade, elles ont un rôle à jouer. Peut-être que dans une cours arrière, ce n’est pas la place idéale, mais les verges d’or permettent à bien des pollinisateurs de faire des réserves de nourriture et créent des cachettes pour une multitude d’insectes et de petits mammifères. Des oiseaux peuvent y faire leur nids et des mouches y pondent leurs oeufs.

De son côté, l’asclépiade est l’hôte des oeufs et des chenilles du papillon monarque. Une abondance d’asclépiades, signifie une abondance de monarques puisque leur succès est directement lié. En considérant les services qu’elles rendent, ces herbes, elles ne sont pas mauvaises… 


La bardane


C’est quoi « mauvais »?

On pourrait, mais pas de manière ben ben scientifique, appeler les espèces de plantes envahissantes, des mauvaises herbes. Comme ces plantes sont introduites dans nos écosystèmes et se propagent agressivement, elles nuisent aux plantes indigènes et détruisent les habitats. Sans parler des problèmes d’érosion (que le phragmite pourrait créer) et juste des dangers pour nous (comme ceux reliés à la toxicité de la berce du Caucase). Considérant leurs impacts négatifs pour la biodiversité en général, on pourrait dire que ce sont tout simplement des mauvaises herbes. 


La plupart des plantes qu’on appelle des mauvaises herbes ont été importées volontairement depuis l’Europe à l’époque de la Nouvelle-France. On leur trouvait des qualités médicinales et on les implantait dans les jardins québécois parce qu’elles étaient simplement belles. Le pissenlit a été introduit pour ses effets diurétiques, la bardane pour ses effets antiseptiques, le plantain pour penser les plaies…

Aujourd’hui, on est plus capable de s’en débarrasser et elles ruinent les belles pelouses… Si tu prends quelques secondes pour les observer, peut-être que toi aussi, comme les horticulteurs de l’époque, tu leur trouveras un petit quelque chose*. (。♥‿♥。) Nous en tout cas, on les aime quand même!!


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* Ces espèces sont aussi des plantes qui favorisent les pollinisateurs. C’est pas une mince affaire!




Sources images : Hans Benn, Pixabay

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