On commence aujourd’hui une série spéciale d’articles sur les avantages évolutifs. On a cru bon de finir l’année en beauté en te surprenant encore avec des exemples plus grands que nature d‘adaptations extraordinaires.

Avant de se lancer dans un tour du vivant bien adapté, on doit d’abord poser quelques bases. C’est quoi les avantages évolutifs? On les appelle aussi des avantages sélectifs. Ce sont des caractères transmis héréditairement. Ils permettent à un organisme d’être mieux adapté à son milieu, d’avoir un plus haut taux de survie et de reproduction que les autres individus de son espèce ou des autres espèces. (Il est, en quelque sorte, un meilleur compétiteur). En gros, c’est le résultat de ce qu’on appelle la sélection naturelle

Parce que ces caractères sont si bénéfiques, ils vont se répandre dans les populations : c’est l’évolution. On appelle souvent ces avantages, des mutations, puisqu’ils sont issus de dérives génétiques, comme une modification des gènes des parents transmis à leur progéniture. Attention. Il ne faut pas confondre adaptabilité avec flexibilité. Ou avec apprentissage ou encore avec acclimatation. Ce sont bien des changements chez un individus et ils peuvent être influencés par le milieu. Mais ils ne sont pas hérités.


Des ours


Quelles caractéristiques?

Pour considérer une caractéristique d’un vivant comme une adaptation évolutive, il faut être capable de démontrer que ce trait spécifiquement lui donne un avantage sur les autres. Il doit donc être observable et mesurable. Ces traits sont dictés par la génétique, mais aussi par les conditions environnementales auxquelles l’organisme est soumis. L’ensemble des caractères avantageux (à différents degrés) d’un individu sont inclus dans son phénotype. Son comportement, son histoire évolutive, les traits de ses ancêtres, sa morphologie (comme la couleur d’un pelage), sa physionomie (comme la capacité de modifier son métabolisme pour l’hibernation), ses caractéristiques cellulaires (comme les chloroplastes des plantes), et bien d’autres traits composent ce portrait évolutif d’un individu. 

On trouve dans la nature toutes sortes d’avantages, que ce soit pour collecter des ressources, manger des aliments spécifiques, échapper aux prédateurs, avoir une meilleure santé ou pour impressionner les femelles. Ces adaptations, comportementales, physiques ou autres, ont pour but d’augmenter les chances de l’individu d’atteindre la maturité pour pouvoir se reproduire et éventuellement transmettre ces bons gènes. C’est le succès reproducteur. (Oui, tout est dans tout.) 


Un pangolin


Darwin, encore 

Ce procédé évolutif dynamique a été proposé par Darwin, dans sa célèbre théorie de la sélection naturelle. Selon lui, à chaque génération, les individus qui ont des avantages par rapport aux autres, sont « sélectionnés » par le milieu. C’est cette théorie phare de l’écologie qui permet d’expliquer la diversité et la finesse des adaptations qui sont présentes dans la nature.  

Alors, la toxicité de certaines plantes comme l’asclépiade, la forme de la plie, la forme des graines des végétaux, la manie fâcheuse de la mante femelle de manger le mâle, la façon peu orthodoxe des plantes carnivores de se nourrir, la tête nue des urubus, les écailles des pangolins, le nez du condylure, les stridulations, les troupeaux de bisons et les essaims d’abeilles, les producteurs-chapardeurs, la production de mucus des amphibiens, les plantes qui poussent au printemps, la taille du saule arctique, sont tous des exemples de ces avantages qui rendent le vivant awesome.




Sources images : Pixabay, David Brossard

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