Aucune surprise ici, comme son nom l’indique, l’écologie du paysage, c’est l’étude des paysages. Les beaux couchers de soleil et les champs fleuris? 

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Non, pas ces paysages-là. On parle plutôt d’une zone plus grande qu’un écosystème, comme une mosaïque composée d’écosystèmes (des parcelles plus ou moins homogènes) en interaction. En écologie du paysage, on s’intéresse au fait que ce que nous observons à un endroit donné est affecté par ce qui se trouve autour de cet endroit. On doit donc considérer un écosystème pour ce qu’il est, mais aussi pour ce qu’il l’entoure. Plus précisément, on étudie la composition, la structure et la fonction des paysages. C’est un peu comme de l’écologie à vol d’oiseau.



Le paysage écologique est construit avec plusieurs composantes distinctes. Elles peuvent exister ou non à l’intérieur d’un paysage. C’est en étudiant chacune des composantes qu’on obtient un portrait fiable de la zone.


La matrice (1) : l’ensemble dominant du paysage qui englobe les parcelles.
Les parcelles (2) : les écosystèmes, plus ou moins homogènes. On les appelle aussi des taches ou des ​patches​.
Les corridors (3) : zones plus ou moins linéaires qui forment un réseau à travers la matrice. Ils peuvent apparaître discontinu comme des îlots, dans un tel cas, on les appelle des pas japonais. Ils permettent de relier certaines parcelles entre elles. C’est un élément primordial dans composition des paysages.

Chacun de ses éléments peut être divisé en zones :

Les lisières (A) : lieu de contacts entre deux composantes. Elles peuvent donc exister entre la matrice, les corridors et les parcelles. Dans ces zones, il y a beaucoup d’interactions.
Les zones centrales (B) : Contrairement aux lisières, les zones centrales (ou les milieux intérieurs) ne sont pas vraiment en relation avec les autres composantes.
Les zones tampon (C) : chaque composante a une zone tampon qui accentue les effets de la zone de lisière.

En étudiant les milieux à une échelle très large, ça permet d’avoir une vue d’ensemble qui inclut des phénomènes écologiques qui touchent plusieurs écosystèmes, comme les migrations ou la dissémination. On peut aussi étudier l’importance de la connectivité entre les parcelles. Et comme l’écologie du paysage insiste sur l’impact humain sur les structures et les fonctions écologiques, il permet d’élaborer des moyens de restaurer les milieux dégradés. 





Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

Sources images : Pixabay, GUEPE

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