On peut apercevoir de l’eau dans notre vie urbaine de tous les jours : 

  • sous forme liquide, en ouvrant le robinet; 
  • sous forme gazeuse, en observant la vapeur d’eau s’échapper de la bouilloire;  
  • sous forme solide, en prenant un cube de glace dans le congélateur. 

L’eau est tout aussi présente dans la nature, puisque tous les êtres vivants en dépendent. Et cette eau, elle n’est pas immobile. Oh non! Elle bouge dans une chorégraphie sans fin (comme un GIF sur repeat) très bien orchestrée que l’on appelle, le cycle de l’eau. L’eau ne peut pas disparaître, pas plus qu’apparaitre, mais elle se transforme et se déplace. On te parle donc du mouvement de l’eau. 

Un cycle, comme une roue, ça n’a pas vraiment de début ni de fin, mais pour bien comprendre entrons dans sa danse à l’étape de l’évaporation. 

L’évapotranspiration : l’évaporation et la transpiration s’unissent 

Le soleil fournit l’énergie nécessaire pour permettre à l’eau de s’évaporer, c’est-à-dire de passer de la forme liquide à la forme gazeuse. Par la chaleur du soleil, l’eau de la mer, d’un lac ou même d’une flaque d’eau peut se transformer en vapeur. Cette vapeur étant légère s’élève dans le ciel. 

Les plantes contribuent également à enrichir l’atmosphère en vapeur d’eau. En transpirant, les plantes laissent sortir de l’eau par leurs stomates, des petits trous situés sous leurs feuilles (en gros, ce sont des pores qui permettent des échanges gazeux vitaux pour la plante). L’eau sortant ainsi de la feuille devient vapeur. Ce phénomène aide les plantes dans la circulation de leur sève. Si de l’eau s’échappe par les feuilles, de l’eau en provenance des racines viendra la remplacer. Cela explique en partie la circulation de l’eau dans les arbres, sans qu’ils n’aient besoin de pompe! 

La condensation : la naissance des nuages 

En s’élevant dans le ciel, la vapeur d’eau traversera des couches d’air de plus en plus froides. Lorsque la température est trop basse, la vapeur se condense en formant de minuscules gouttelettes. Quand elles sont assez nombreuses, on peut apercevoir leur masse de la terre ferme; ce sont les nuages.  

Tu peux observer un phénomène similaire lorsque tu sors d’une bonne douche chaude et que le miroir de la salle de bain est couvert de buée. 

Les précipitations : quand l’eau retourne sur terre  

Plus les gouttelettes dans les nuages grossissent, plus elles deviennent lourdes. Un nuage qui accumule ainsi de l’eau finira par échapper les gouttes d’eau qui le composent : c’est la pluie. Enfin, la pluie n’est qu’une sorte de précipitations parmi d’autres. Selon les conditions météorologiques, l’eau qui se sauve des nuages peut également retourner sur terre sous forme de flocons de neige ou de grêle. 

Le ruissellement : l’eau dévale les pentes 

Une fois au sol, les gouttes d’eau suivent l’inclinaison du sol et glissent en direction du point le plus bas, c’est le ruissellement. Dans leur descente, les gouttes en rencontrent d’autres. Elles se joignent les unes aux autres pour dégringoler et former de minces filets d’eau. Ces derniers deviennent éventuellement des ruisseaux, de plus en plus gros, qui aboutissent à des rivières, des lacs, des fleuves et même des océans!

Autrement, les gouttes d’eau peuvent entrer dans le sol par infiltration et traverser différentes couches du sol. Une fois sous terre, l’eau peut être captée par les racines d’une plante. Elle peut également continuer à valser jusqu’à rejoindre un cours d’eau (oui, oui, un cours d’eau dans le sol) ou s’accumuler dans des réserves souterraines*. C’est cette eau que les humains vont chercher lorsqu’ils creusent des puits. 

Et le cycle continu… 

Une fois dans les grandes étendues d’eau, notre danseuse étoile s’évapore de nouveau. L’eau absorbée par les racines des végétaux en ressort par transpiration. On se retrouve donc au début de nos explications, au début du cycle, au début de la chorégraphie. Et l’eau est repartie pour une autre routine et elle poursuivra sa danse à l’infini! 


* On te parle de ça ici aussi.

 
Par : Philippe, éducateur-naturaliste senior

Sources images :  Piqsels, Piqsels

NOS DERNIERS ARTICLES

  • Le cycle des roches
    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », suggérait Lavoisier. Et c’est aussi bon pour les roches! Bien qu’un caillou ait l’air relativement invariable, les roches*, elles, changent, elles voyagent, elles se métamorphosent. Comme […]
  • L’ABC des tornades
    En 1939, la maison de Dorothée est emportée par une tornade, jusqu’à Oz. Helen Hunt, en 1996 dans le classique Twister, s’attache à une conduite souterraine et survit à une tornade. […]
  • Le lapin du Québec
    Visualise 5 cm d’oreilles paraboliques capables de détecter les moindres sons et leur direction. On ajoute des pattes qui font le tiers de la longueur totale de son petit corps rond. […]
  • Le cycle de l’eau
    On peut apercevoir de l’eau dans notre vie urbaine de tous les jours :  sous forme liquide, en ouvrant le robinet;  sous forme gazeuse, en observant la vapeur d’eau s’échapper de la bouilloire;   sous forme solide, en […]
  • Le harfang et le lemming : quand la grosse bête s’adapte à la petite
    Bien qu’il soit natif des terres polaires, il arrive qu’on retrouve le harfang des neiges, le beau hibou blanc, plus au sud du Canada. Il se rend même de l’autre côté des […]