La marte d’Amérique, petite, mais feisty

Cette cutie au pelage roux (jusqu’à brun foncé), courte sur pattes et agile comme un acrobate du Cirque du Soleil, ce prédateur féroce, malgré sa petite taille (on parle ici de 50 cm, ça c’est juste un peu plus long que ta règle), aussi à l’aise à sautiller à travers les troncs morts au sol qu’à sauter sur les plus hautes branches des arbres, c’est la martre d’Amérique.

T’saissssss


C’est la cousine de la loutre et du carcajou. Elle fait donc partie des mustélidés et parce que c’est un des animaux les plus cute de nos forêts, on s’est dit qu’on allait t’en glisser un mot. (Sérieux, qui pourrait résister à une telle frimousse! (‘∀’●)♡) Mais attention! Derrière ce museau adorable, se cache une bête sanguinaire et insatiable. La martre est solitaire, et elle défend son territoire coûte que coûte. Disons qu’elle n’a pas peur de montrer les dents.


À l’été et au printemps, elle est active 16 h par jour. C’est plus que ton chat ça. Elle fait quoi ? Elle chasse. Le jour, comme la nuit. Par contre, en hiver, son activité nocturne diminue et elle profite des heures les plus chaudes de la journée pour chasser. Et c’est possible, dans les périodes très froides, qu’elle reste inactive quelques jours. On dit que son cycle biologique se modifie.

En hiver, elle ne se gêne pas pour chasser dans les tunnels des animaux subnivaux. Tandis que sans la neige, elle longe les troncs au sol pour suivre la trace des tamias rayés et des campagnols. Comme elle est omnivore, on pourrait dire que la martre est un prédateur non-spécialisé. Mais on aime mieux dire qu’elle est juste trop bonne chasseresse ! Elle mange autant des micro-mammifères, que des lapins, des gélinottes ou des écureuils. Elle ne dira pas non à une grenouille ou à des oeufs, encore moins à des insectes bien juteux ou des bonnes baies à l’occasion. Une vraie foodie


Pine Marten
En direct de l’Alaska!


Mais où est-elle?

T’en as sûrement jamais vu. Les martres sont très discrètes, toujours cachées et elles n’ont aucun intérêt à traîner proche des humains ! Avant, on les trouvait dans toute l’Amérique du Nord, mais les populations ont largement diminuées, principalement parce qu’elles préfèrent les forêts matures. C’est une denrée de plus en plus rare à cause de l’exploitation forestière et la déforestation. Elles ont donc moins de milieux propices pour y installer leur territoire. Les martres souffrent aussi grandement de la fragmentation des forêts. 

Pour couronner le tout, la fourrure de martre était très prisée et se vendait comme des p’tits pains chauds. Elle a donc été surpiégée ce qui n’a pas non plus aider ses populations. Grâce à des réglementations strictes et des programmes de réintroduction, la martre n’est pas menacée, mais ses populations sont toujours en déclin. Aujourd’hui, bien qu’elle soit très peu fréquente dans les Maritimes, on la retrouve partout et essentiellement qu’au Canada (son aire de répartition descend plus au sud dans les Rocheuses). Ça serait, bien dommage de voir disparaître ce charmant minois qui guette son prochain snack! ♥



Sources images : United States Fish and Wildlife Service, Thomas Broxton Jr