La diversité fonctionnelle, le liant de la biodiversité

Spécial Journée internationale de la biodiversité 

On célèbre la nature cette semaine dans le cadre de la Journée internationale de la biodiversité. En rassemblant la diversité des espèces, des écosystèmes et des gènes, il est clair que la biodiversité est complexe. Le dernier morceau de « bio-casse-tête », qui agit comme un liant pour toutes ses composantes, est la diversité fonctionnelle.

Épine-vinette avec ses épines…

 

On appelle fonctions les traits des individus qui affectent leur performance dans leur milieu et leur impact sur ce même environnement. En gros, c’est leur impact. Le trait peut être une réponse à un facteur extérieur, comme la présence d’épines sur une plante pour limiter le broutage ou la forme de l’aile d’un oiseau. Le trait peut aussi avoir un effet sur l’environnement, comme le développement plus ou moins vertical du système racinaire d’un arbre qui pourrait limiter l’érosion du sol.

Pour maximiser le concept, on regroupe les organismes qui ont le même type de fonction ensemble et on appelle le tout des groupes fonctionnels. Ces unités deviennent des outils simples et efficaces pour optimiser la diversité. Disons qu’une ville décide de faire une plantation d’arbres et que les dirigeants veulent une belle biodiversité. Les espèces choisies vont être différentes, évidemment, mais on va aussi essayer de planter des espèces de différents groupes fonctionnels.

Espèces d’arbres de différents groupes fonctionnels (1, 2 et 3) ayant des systèmes racinaires au développement différent.

 

Dans cet exemple, les différents groupes fonctionnels (1, 2 et 3) ont des systèmes racinaires qui se complètent. On suppose qu’en utilisant des espèces de différents groupes, il y aura moins d’érosion dans ce milieu que si seulement des arbres du groupe 2 étaient présents.

 

Pour ne pas faire de jaloux, les écosystèmes aussi ont des fonctions écologiques. Ce sont généralement les actions (ou plutôt les interactions) de ses composantes (vivantes et non-vivantes) qui les assurent. La rétention de l’eau dans le sol, la décomposition de la matière organique, la création d’habitats, la présence de ressources, la prédation, sont tous des exemples de fonctions des écosystèmes. C’est à partir de ces fonctions qu’on tire les services écosystémiques comme la régulation de l’érosion, la qualité des sols, la régulation des parasites ou des maladies et la conservation de la biodiversité.

 

Ce qu’il faut comprendre ici c’est que non seulement on a besoin d’un diversité notable des choses tangibles (des plantes, des animaux, des éléments abiotiques) mais aussi d’une diversité des lieux que ces choses créent lorsqu’elles interagissent (les écosystèmes, les habitats) et finalement, d’une diversité de résultats de ces interactions, ce qu’on appelle les fonctions. Ouf! On te l’a dit la biodiversité, c’est complexe!

 

 

Sources images : Pixabay, GUEPE