Femmes, film et sciences

On célèbre demain, le 8 mars, la Journée de la femme et on s’est dit pourquoi pas mettre le spotlight sur de magnifiques femmes de sciences. On te propose donc d’ouvrir ton téléviseur (profites-en ça n’arrive pas souvent) pour visionner ces documentaires, mettant tous en vedette des madames qui sont non seulement des chercheuses hors du commun, mais aussi des badass notoires.

 

Dian Fossey : secret dans la brume

Tout le monde connaît l’histoire de Fossey, qui a étudié les gorilles de montagne en Afrique et qui s’est donnée corps et âme (c’est le cas de le dire) pour protéger ces animaux des braconniers. Le documentaire Gorilles dans la brume, qu’elle a fait auparavant avec David Attenborough aurait pu être dans nos choix ici, mais on a préféré te suggérer cette série de National Geographic qui met en lumière les circonstances de son assassinat, qui allie parfaitement conservation, corruption, racisme dur et de très mignons gorilles!

Pour voir la série en version originale, c’est ici

 

 

The woman who swims with killer whales

Un autre bon exemple de femme passionnée et qui travaille sans relâche pour protéger ses sujets de recherche adorés. Ingrid Visser, biologiste néo-zélandaise, passe ses journées à parcourir la côte pour trouver les épaulards. Une fois trouvés, elle saute à l’eau et nage avec eux pour observer leur comportement et les étudier. Son approche, assez daring, a permis, pour la première fois, d’avoir un regard intérieur sur la vie de groupe de ces animaux et d’en savoir davantage sur les causes de leur déclin. À voir, pis garde ta boîte de mouchoirs pas loin…

C’est juste ici.

 

 

Ms. Scientist

La science n’est un domaine facile, spécialement pour les femmes qui y trouvent leur place petit à petit (peut-être trop lentement encore considérant que moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes). Ce tout nouveau documentaire met en lumière les challenges auxquels quelques unes de nos plus grandes scientifiques canadiennes font face dans leur métier, mais aussi dans leur vie. Voici le portrait de femmes de science inspirantes, des vraies guerrières. Disons que c’est un 45 minutes bien investi.

Pour écouter ce film en version originale, c’est ici

 

 

Mission Blue

À 83 ans, l’océanographe Sylvia A. Earle parcourt la planète pour plonger et étudier et protéger les océans. À ce jour, elle a passé plus de 7000 heures sous l’eau, dont 2 semaines dans un labo sous-marin en 1970. Elle vivait littéralement sous l’eau avec une équipe de femmes scientifiques qu’elle a rassemblée pour cette épique aventure. Elle a aussi été la première femme à devenir scientifique en chef de la National Oceanic and Atmospheric Administration aux États-Unis. Tête forte, deux ans plus tard, elle quitte volontairement ses fonctions car elle subissait des pressions qui l’empêchaient de partager les résultats de ses recherches sur les pêcheries. À 77 ans (oui oui), elle a brisé le record de la plongée solo la plus profonde. Depuis 1998, elle est exploratrice en résidence de National Geographic et on la surnomme Her Deepness. T’sais. 

Vite, mets ça dans ta Liste, c’est sur Netflix

 

 

Jane

Cette femme a ouvert des portes pour bon nombre et a su se battre pour vivre sa passion : les animaux. À l’époque, on ne croyait pas qu’une femme puisse faire de la recherche, spécialement pas perdue dans la jungle au milieu de nulle part, mais Jane Goodall, elle l’a fait. Ses contributions pour comprendre le comportement des chimpanzés sont encore aujourd’hui des éléments névralgiques en comportement animal. Ce superbe film montre des vidéos inédits de ses années sur le terrain, le tout est enrobé dans une musique extraordinaire. C’est à voir.

Le documentaire est aussi sur Netflix, par ici. 

 

 

The woman who loves giraffes

Finalement, on voulait te parler de ce film, tout frais sorti de la salle de montage. Un magnifique hommage à une de nos grandes naturalistes canadiennes, Anne Innis Dagg. Son travail de recherche sur les girafes a longtemps été sous estimé (voir pas reconnu pentoute), pourtant, c’est une des seules spécialistes de cette espèce dans l’histoire de l’humanité. Pourquoi? C’est une femme. Le film explique son histoire magique dans la savane, mais aussi les barrières qu’elle a rencontrées en revenant ici. Les témoignages sont touchants et les images magnifiques.

Le film n’est pas encore disponible en ligne. Tu peux voir les dates et les lieux de présentation ici. Une date est prévue à Sherbrooke le 4 avril. C’est un rendez-vous.

 

 

Les liens sont pour les versions originales des documentaires (donc la plupart sont en anglais), généralement avec une option de sous-titres. En faisant une recherche rapide dans les Internets, il est assez simple de trouver des versions en d’autres langues ou ailleurs que sur Netflix.